Le scientifique Keeling a montré que la teneur en C02 de l'atmosphère augmentait. Mais avec des fluctuations fortes entre l'hiver et l'été, ce qui est logique, car le CO2 est absorbé par les plantes lors de la photosynthèse et rejeté lors de la respiration et que l'activité des plantes varie avec les saisons et surtout avec l'ensoleillement. Puis, petit à petit, par-delà les fluctuations saisonnières, on a noté un accroissement continu.

On possède ainsi un enregistrement direct des teneurs en CO2 de l'atmosphère depuis 1958. C'est une donnée fondamentale, d'autant plus que des études ultérieures ont permis de vérifier, dans plus de cent stations réparties un peu partout dans le monde, que c'était un phénomène mondial, et non local.

Augmentation du CO2

Que conclure de ces observations ? En gros, sauf dans le voisinage des grandes villes, le C02 a une répartition homogène sur tout le globe, et il augmente continûment depuis l'ère industrielle.

On a pu savoir ce qu'il en était autrefois - une sorte de retour vers le passé - grâce à l'analyse des bulles d'air piégées dans les couches de glace anciennes de l'Antarctique. On a pu montrer qu'avant l'ère industrielle, la teneur en co2 de l'atmosphère était de 280 parties par million, et qu'avec de faibles fluctuations elle était restée constante jusqu'au XIXe siècle. Elle est aujourd'hui de 380 parties par million.

Les teneurs en CO2 de l'atmosphère ont donc augmenté continûment depuis le début de l'ère industrielle après avoir été quasi stationnaires durant le millénaire précédent.

A quoi est due l'augmentation du CO2 ?

Cette augmentation est-elle imputable, pour le coup, à l'activité humaine, avec le charbon que l'on fait brûler, le pétrole ou encore les forêts que l'on dévaste ? C'est l'explication classique, dont la première démonstration a été faite à partir des mesures de carbone 14 par Hans Suess, professeur à l'université de Californie.

Depuis, on a évalué quantitativement les dégagements de CO2 dus à l'activité humaine, et on les a comparés à ceux accumulés dans l'atmosphère. Mais coïncident-ils ? Les climato-sceptiques le contestent. Seul un tiers du CO2 dégagé par l'homme se retrouverait dans l'atmosphère, tandis que les deux tiers restants seraient absorbés par les plantes vertes - lors de l'activité de photosynthèse - et par l'océan.

L'argument des climato-sceptiques

Mais l'argument principal des climato-sceptiques consiste à dire que la cause de l'augmentation de la température de l' atmosphère n'est pas nécessairement l'augmentation du C02, compte tenu du fait que le CO2 est un gaz à effet de serre. Car, selon eux, cette corrélation n'a pas été scientifiquement démontrée. D'abord, il n'est pas facile de savoir ce qui détermine la température de l'atmosphère. La démarche d'Al Gore consiste précisément à affirmer que la température est déterminée par le C02. Mais il y a aussi le soleil. Et il y a aussi les nuages qui arrêtent les rayons solaires, les vents qui déplacent les nuages, la pluie, les vagues, etc.

La démonstration de la science

En réalité, cette démonstration scientifique a été faite. La démonstration sur laquelle les tenants du réchauffement climatique créé par le CO2 s'appuie sur le parallélisme qu'il y aurait entre l'augmentation des teneurs en CO2 de l'atmosphère et celle décrivant l'évolution de la température moyenne du globe. Elle aurait été plate depuis des millénaires, puis se serait redressée brutalement au 19e siècle. Chaque année, les troncs des arbres s'épaississent en ajoutant une nouvelle couche de bois. Cette couche se constitue au printemps, d'abord par de longues cellules de couleur claire pour faire place progressivement à de petites cellules sombres. On peut compter ces couches, et dater ainsi d'une manière très précise chaque arbre. Or, on a montré que l'épaisseur d'un anneau était fonction de la température (mais aussi des précipitations) qu'il faisait lors de sa formation. On s'est donc lancé dans une étude systématique des anneaux d'arbres pour connaître les températures passées. Cette méthode déjà ancienne a donné des résultats fiables. Vers la fin des années 1990, deux scientifiques, le physicien Michael Mann, a entrepris de rassembler des informations historiques sur les divers résultats concernant les anneaux d'arbres, sur les couches de croissance des coraux, sur les observations qualitatives des historiens. Pour analyser tout cela, il a utilisé des méthodes mathématiques qui relèvent de l'analyse multifactorielle. Après un traitement statistique sophistiqué, il a produit une courbe d'évolution de la température moyenne des temps historiques, la courbe dite « en crosse de hockey ». Si on regarde côte à côte les courbes d'augmentation du CO2 et de la température depuis l'an 800, on voit deux courbes parallèles, quasi horizontales jusqu'au milieu du 18e siècle. A partir de cette période, elles se mettent toutes les deux à croître très vite. Telle serait la preuve de l'augmentation du CO2.

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